À propos

Le Fureteur est une librairie indépendante de quartier, ayant pignon sur rue au cœur du Vieux-Saint-Lambert, dans un édifice centenaire rénové en 2000. La librairie Maxime, fondée à la toute fin des années 1950 est à l’origine du Fureteur. C’est en 1963 que cette librairie emménage au sous-sol de l’actuel restaurant L’Auberge des Cigales avant d’être reprise par de nouveaux propriétaires qui lui donneront le nom actuel. Au milieu de la décennie, le Fureteur déménage au 460 de l’avenue Victoria (aujourd’hui la boutique Touche Finale) puis est rachetée par Denyse Hogue-Major et son associée, Liliane de Crombrugghe. On y offre alors aussi des livres en langue anglaise. En 1972, la librairie est vendue à Sylvia et Angéline Nadon et leurs maris. Ce sont eux qui m’ont engagé, en 1976, alors que j’étudiais en littérature à l’université de Montréal. Je travaillais alors seul les jeudis soir, vendredis soir et samedis, dans l’étroit local, sous la gérance de Pauline Beaudry-Provencher. Ce sont de belles années et j’en garde un très bon souvenir.

En 1983, la librairie est vendue à Hélène Suprenant-Marcil. Elle me réengage, j’étais allé travaillé dans un autre domaine entre-temps- avant de m’offrir d’acquérir le commerce en 1985. Jeune et enthousiaste, je suis tout de même effrayé par l’ampleur du projet. Par contre, je sais dans quoi je m’embarque. Pour me donner le coup de main nécessaire et me sécuriser, mon amie Denise Daignault-Bossé devient mon associée et nous partageons les tâches durant 4 ans, avant qu’elle se retire en 1989.

En 2000, dans le but d’obtenir indépendance et sécurité, le Fureteur acquiert du décorateur Jean Meunier le bel édifice sis au 23-27 de la rue Webster. Complètement rénové, avec l’aide de la SODEC, sa belle brique débarrassée de sa peinture beige, il accueille son nouvel occupant fin septembre, dans une ambiance festive : les clients sont enchantés du nouveau lieu, l’équipe aussi, qui travaille dans un cadre lumineux et aménagé harmonieusement. Les hésitations quant au changement de localisation –nous quittions la rue principale pour s’établir sur une rue latérale- sont balayées par l’enthousiasme de nos clients lecteurs qui adoptent en plus grand nombre ce nouveau lieu. Trois ans plus tard, une foule d’activités animent les 40 ans de la librairie, qui continue depuis à offrir une équipe professionnelle, un choix en adéquation avec la qualité de la clientèle, un lieu de culture dans la cité.

Yves Guillet